lundi 27 août 2012

Arequipa et un trek dans le Canyon del Colca


 
Arrivés tôt à Arequipa, nous avons trouvé un petit hôtel sympa derrière une grande porte cochère (merci Johanne et Ludo), ambiance un peu couvent dedans !

Le mont Misti, vu de notre hôtel


Nous sommes un peu redescendus en altitude puisque cette ville est 2700 m, et du coup, on a eu moins froid ! La majorité des murs sont blancs, mais beaucoup de maisons ont un mur bien coloré, ça donne une ambiance très vacances !


Pour le coup, nous avons complètement quitté les incas, Arequipa est une ville très espagnole ! L’architecture est typique d’après colonisation. Elle n’est pas très vieille non plus, on retrouve beaucoup de dates autour de 1930 sur les façades des bâtiments. Et comme partout au Pérou, les rues sont un vrai quadrillage, bien rectiligne, autour d’une « Plaza de Armas », qui fait son effet avec les palmiers, devant la cathédrale, avec le mont Misti enneigé en arrière-plan !



On s’est bien baladés, en plus c’était dimanche, alors on en a profité pour faire trois courses au marché et se faire la popote nous même dans la cuisine que l’hôtel mettait à disposition (bon, une omelette/tomate/oignon, ce n’est pas non plus de la grande cuisine …) mais ça fait plaisir ! Sauf la vaisselle, parce que mine de rien ça va faire 4 mois que nous n’avons pas débarrassé une table !



Et en ces 4 mois aussi, nous avons passé notre deuxième après-midi séparés ! (Rhooo c’est niais comme dit Yann …) Bref, je suis allée visiter le Monastère de Santa Catalina, « une ville dans la ville », avec de vraies rues,  des cours et toute l’organisation de la vie à la fois en communauté des religieuses, mais aussi leurs cellules personnelles. Les murs sont de couleurs rouge et bleue incroyables, une très belle visite.





Pendant ce temps-là Yann testait les transports en communs de la ville pour aller nous réserver nos billets de bus pour la suite à la gare routière. Avec son parfait espagnol, il s’est un peu perdu, ce qui fait qu’il n’est pas rentré bien longtemps avant moi !

Et le Pérou, c'est le pays de coccinelles !
Le lendemain, après une petite balade matinale, nous avons refait nos sacs pour aller prendre ce fameux bus « courageusement booké la veille » direction Cabanaconde ! Un « petit » bus puisque ce n’était que 6h de route. Nous sommes quand même encore passés à 4775m d’altitude, avec un petit mal de tête en cadeau, nous avons traversé une réserve naturelle d’alpaga, donc nous avons pu en voir de grands troupeaux. La fin de la route surplombait le début du Canyon, un magnifique paysage ! (Nous n’avons su que plus tard que certains cadavres de bus gâchaient un peu la vue au fond du ravin … chut !!!)



Une super auberge très routarde mais très péruvienne aussi, nous attendait à Cabanaconde, un tout petit village à 3230m d’altitude. Nous avons eu le droit à quelques explications mi- anglaises, mi- espagnoles, sur le départ et le chemin du trek que nous allions débuter le lendemain. On remercie aussi 3 français pour la traduction en plus clair !!
Un « pollo/patatas fritas » (poulet/frite) sur la  Plaza de Armas (pour changer) ! Retour dans notre chambre pour faire un seul sac pour le trek et stocker le reste … et là … malheur, le shampoing ouvert dans le sac de Yann. La bouteille est vide, la trousse de toilette inondée ! (Le sac aussi un peu …) On gère ! Mais Yann sent le shampoing quand il met son manteau maintenant !!



Le trek dans le Canyon del Colca ...

Le lendemain, après un bon petit dej complet à l’auberge, nous attaquons le trek. On a eu un peu de mal à sortir du village et trouver le début du chemin, ils ne sont pas riches en panneaux !



Mais une fois partis, c’était bon. 5h30 sur le papier pour notre premier jour, mais en bons athlètes, nous n’avons mis que 3h30 ! 1100m en descente assez raide, c’est un canyon quand même, dans des cailloux et de la poussière, pour arriver sur un pont suspendu (le retour !!!) au-dessus de la rivière Colca, tout au fond. On est effectivement seuls au monde là-bas …











La pause "banane" !

La pose "banane" !

Et il a fallu ensuite attaquer la remontée ! Nous avions choisi d’aller jusqu’au village de Tapay de l’autre côté du versant à 3000m, c’est-à-dire l’opposé de Cabanaconde. Et c’était plus dur, on en a un peu bavé ! Mais nous sommes arrivés.
Le village était tout petit, avec une vieille église au toit en taule et « intérieur pâte à sel » !


La porte de la douche et le poulailler

Nous  avons été hébergés par une gentille mamie dans sa petite auberge, un endroit qu’on a adoré ! Une douche mythique entre un énorme rocher et des planches en bois, à la vue des poules, et vue sur la montagne ! Mais chaude +++ !










Et surtout, sur sa terrasse, chaque banc et chaque siège étaient recouverts d’une peau de lama, et là encore, ma passion peau-de-bête est comblée. Une très bonne ambiance là-haut. Surtout que nous y avons retrouvé les 3 français de l’auberge (dont un « ingénieur en granola » !!!! Oui ça existe !!).













Nous avons eu le droit à une bonne soupe et un bon steak d’alpaga, et le fameux maté de coca. Ça nous a réchauffés, parce que ce n’est pas trop la saison des repas en terrasse.






La nuit a été fraiche dans notre petite chambre en bambou, nous avons ressorti nos duvets sous nos 4 couvertures !

Notre "cabane" !

Petit dej en manteau le lendemain, avant une descente aussi raide que la veille (et avec les courbatures dans les fesses en plus pour moi !) en 2h … Nous nous sommes donc retrouvés dans « l’oasis », un endroit très verdoyant au fond du canyon, un peu plus tôt que prévu. Nous avions prévu de remonter seulement le lendemain mais le soleil tape vraiment fort. Alors ce n’est pas grave, nous sommes restés tout l’après-midi à bouquiner, siester … au bord d’une piscine d’une sympathique auberge. Et on nous a menti !!! L’eau était froide !!!

Yann se fait sa thalasso sous la fontaine, on s'est quand même baignés !
Une soupe et un bon plat de spaghettis le soir, puis nous sommes allés nous coucher tôt ; pour éviter la marche en plein cagnard, nous avions mis notre réveil à 5h. Sauf qu’à 5h, il faisait nuit … au final nous sommes parti vers 6h, pour 3 longues et difficiles heures de remontée d’un canyon. 

Et avec 3 cookies pour seul petit dej, l’arrivée fut quelque peu hypoglycémique ! Mais nous l’avons fait ! Nous sommes arrivés en haut vers 9h30 et j’ai encore trouvé la force d’aller acheter des bananes ! (oui nous en consommons énormément et alors ? )



Ça nous a fait du bien de faire ce trek, même si ça courbature, les paysages étaient magnifiques et nous avons étés entourés de tonnes de cactus, qui dépaysent bien ! Encore une fois, c’est grandiose.


J’ai omis de dire alors que c’est très important : je remercie Yann qui a porté le gros sac du début à la fin … (oui mais c’est lui l’homme alors …)

















Une douche, 2 brochettes d’alpaga, et nous sommes repartis en bus pour Arequipa en début d’après-midi.
Nous avons eu la chance de pouvoir enchainer avec un bus de nuit directement pour Puno. Sauf que l’arrivée à 3h du matin dans une gare routière, ce n’est pas top …  Nous avons hésité à rester une journée sur place, sachant que notre but était d’aller traverser la frontière de la Bolivie pour rejoindre Copacabana. Alors que le bâtiment semblait bien vide, un homme nous a proposé un bus pour 7h30 … Bon alors c’est parti, nous avons enchainé notre 3ème bus, après avoir attendu comme 2 clochards enroulés dans nos plaids sur les sièges du terminal pendant 4h, que le soleil se lève !
En plus Yann est balade, il a chobé un bdit rhube après un coup de froid dans notre 2ème bus glacial . Il est « mourant », il a de la fièvre, il est complètement délirant, mais marrant !

Ce dernier bus a longé pendant 2h le superbe lac Titicaca (de ce que nous avons pu déjà en voir) et nous a fait passer la frontière entre le Pérou et la Bolivie : 50m que nous avons fait à pieds, pour passer sous l’arche, suivis par le bus. Nous sommes arrivés à Copacabana !

Fini les bus pour 5 jours, et fini notre régime banane pain clémentine popcorn …

Suite au prochain épisode !

On vous embrasse, partout où vous êtes,
Yann et Noémie

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